25 sept. 2016

La phrase du jour

Je suis possédé par quelqu'un qui voudrait rester au lit, fumer de l'herbe en regardant des dessins animés ou des vieux films toute la journée. Toute ma vie est une longue série de stratagèmes pour combattre cette personnalité. (Anthony Bourdain)

"I understand there's a guy inside me who wants to lay in bed, smoke weed all day, and watch cartoons and old movies. My whole life is a series of stratagems to avoid, and outwit, that guy."

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24 sept. 2016

La phrase du jour

Les blasphèmes qui montent en multitude de la terre ne sont pas lancés contre Dieu vrai, contre Dieu Amour. Ils sont lancés à la face des faux dieux, façonnés par les égoïsmes, les hypocrisies, les intérêts politiques. Le seul blasphème, c'est le blasphème contre l'amour. (Henri Grouès, dit l'abbé Pierre, Mémoires d'un croyant / 1997)


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Management = Ménagement !

 Le saviez-vous ? Ce mot de Management, qui a remplacé des mots comme Commandement ou Gestion, viendrait du vieux "françois"... On parle beaucoup de management, et souvent pour ses côtés sombres. On peut le comprendre, tant un mauvais management peut faire de dégâts ! Or, à employer les mots «manager» et «management» sans se reposer précisément la question de leur signification et de leur histoire, on finit par perdre ses repères ! Un retour aux sources pourrait bien être salutaire.

Cinq sens très inspirants :
«Management», nous dit Le Dictionnaire Robert historique de la langue française, vient de «ménagement», et le verbe «manager» de «ménager». Le dictionnaire Larousse nous dit que le ménagement est «la mesure, la modération dans sa conduite à l'égard des autres» et donne cinq définitions de «ménager» :

1 employer quelque chose avec économie, avec mesure pour l'utiliser au mieux ;
2 préserver son corps, ses forces pour pouvoir continuer d'en bénéficier ;
3 traiter quelqu'un avec certains égards, pour ne pas lui déplaire, le fatiguer ;
4 pratiquer une ouverture, un passage, l'arranger, le maintenir ;
5 préparer quelque chose à quelqu'un, l'organiser pour lui.

La mesure (au sens de la modération) est au cœur du concept de ménagement : il n'est guère étonnant que Fayol, dans son ouvrage de 1916 (Principes d'administration industrielle et générale) assortisse les quatorze principes qu'il propose de la nécessité d'en avoir une application mesurée. Ceux qui disent qu'on ne peut gérer que ce qui est mesurable ont tort si par mesure on entend évaluation explicite et, le plus souvent, quantifiée. Mais ils ont raison si l'affirmation indique qu'on ne peut manager que ce qui peut être appréhendé avec mesure.

De l'importance des mots : une culture du ménagement !
D'un point de vue culturel, nous pouvons faire l'hypothèse qu'un mot anglais réimporté, même s'il vient du français, n'aura pas la même richesse sémantique perçue que le terme français d'origine. Lorsqu'un Français parle de «ménagement» ou de «ménager», il a en tête, de façon plus ou moins explicite, l'ensemble de la généalogie et des significations du mot. Les définitions de «management» et de «manager» sont effectivement moins polysémiques : le même dictionnaire Larousse indique que le management est «l'ensemble des techniques de direction, d'organisation et de gestion de l'entreprise» et aussi «l'ensemble des dirigeants d'une entreprise». La définition anglaise du Cambridge dictionary est un peu plus riche : le management est «the activity or job of being in charge of a company, organization, department, or team of employees», «the group of people who control a company or organization» ou «the activity of controlling something, or of using or dealing with something in a way that is effective».
Ménageur plutôt que manager (même en anglais !) Imaginons à présent que nous utilisions «ménager» et «ménagement» au lieu de «manager» et «management». Un ménageur – et non un manager- est quelqu'un qui ménage ses troupes : il est attentif et bienveillant, respectueux de ses subordonnés. Il «aménage» leur temps de travail et leurs contributions au projet commun. Il les oblige à «se ménager». Il ouvre des voies, crée des trajectoires que ses équipes puissent emprunter, il en vérifie la pertinence à l'épreuve des faits. Ménager veut dire aussi «ne pas ennuyer» : ménager quelqu'un c'est l'épargner (toujours cette économie de l'effort !), «je le ménage sinon il va craquer».

Cette nuance sémantique pourrait être révélatrice de la façon dont le verbe «manager» a intégré, en français, l'histoire plus contemporaine du management et, d'un certain point de vue, son potentiel de violence : si, dans le langage quotidien de la vie des entreprises, on dit d'une personne qu'elle «devrait être ménagée» c'est qu'on lui en demande trop et qu'on devrait faire attention. Si on dit qu'elle «devrait être managée», c'est qu'elle fait n'importe quoi ! «Il faut que je le manage» indique une reprise en main. «Il faut que je le ménage» laisse anticiper un rééquilibrage de la charge de travail. «Je le manage, sinon il (ou elle) va craquer» : c'est qu'il faut que je reprenne les rênes. «Je le ménage, sinon il (ou elle) va craquer : c'est qu'on exagère avec cette personne et qu'on abuse de sa conscience professionnelle. Certes, un «ménageur» (ou, attention, une ménageuse, pas une ménagère !) pourrait aussi désigner quelqu'un qui fait le ménage, ce qui ne renvoie pas nécessairement à des situations faciles à vivre. Mais convenons, en première analyse, que l'emploi des termes français d'origine aurait quelques vertus.

Innover en ménagement.
En conséquence, l'innovation managériale – un thème en vogue aujourd'hui – pourrait être mieux comprise si on parlait «d'innovation en ménagement». Innover en ménagement, c'est innover dans la façon d'être économe et mesuré. C'est innover dans la façon de préserver ses forces, dans le type d'égards qu'on utilise pour traiter quelqu'un ou dans le type de personnes pour lesquelles on décide qu'il faut des égards. C'est innover dans le genre d'ouverture ou de passage que l'on conçoit et dans la façon dont cette ouverture ou ce passage seront arrangés et maintenus, et pour qui, et dans quelles situations. C'est encore innover dans le type de choses que l'on prépare ou organise pour quelqu'un, et comment on s'y prend, et pour qui on le fait. Convenons que cette décomposition du terme pourrait, a minima, stimuler une réflexion plus sereine et moins prisonnière des modes, vu les ambiguïtés qui accompagnent la notion d'innovation managériale. Ce retour au ménagement et aux cinq sens historiques de «ménager» est finalement assez proche de la façon dont Peter Drucker – un consultant célèbre, et le premier «professeur de management» aux États-Unis, en 1945 – parle du management : comme une fonction sociale et comme un «art libéral». Selon Drucker (voir son ouvrage The New Realities, 1988, ou le chapitre 1 de The Essential Drucker, 2001), le management traite d'action et d'application, et il teste ses résultats, ce qui en fait une technologie. Mais le management concerne aussi des personnes, leurs valeurs, leur épanouissement et leur développement, et cela en fait une humanité […]. Le management est donc ce qu'on appelle traditionnellement un "art libéral" : "libéral" parce qu'il traite des fondamentaux que sont la connaissance, la connaissance de soi, la sagesse et le leadership ; "art" parce qu'il concerne aussi la pratique et l'application». (pages 12-13).

Au-delà des jeux sur les mots, tout cela ménage une ouverture intéressante en ce qu'elle rappelle la double nature fondamentale du management et nous incite – chercheurs, consultants, managers – à nous vivre à la fois comme concepteurs de management innovant et comme militants et défenseurs d'un management à visage humain, un management raisonnable plutôt que rationnel, un management durable, comme on dit aujourd'hui.
D'après theconversation.com, et lentrepriseavisagehumain.over-blog.com.
envoyé par Paul

22 sept. 2016

La phrase du jour


Jacques Chirac est intéressant, parce que la plupart des hommes politiques lisent Playboy en le cachant dans une revue de poésie. Jacques Chirac, c'est le contraire, il cache un livre de poésie dans Playboy. (Françoise Giroud)


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20 sept. 2016

La phrase du jour

Comme il faut de la vertu dans une république, et dans la monarchie de l'honneur, il faut de la crainte dans un gouvernement despotique ; la vertu n'y est point nécessaire et l'honneur y serait dangereux. (Montesquieu)


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19 sept. 2016

La phase du jour


Nous sommes les héritiers de tous ceux qui sont morts, les associés de tous ceux qui vivent, la providence de tous ceux qui naîtront. (Edmond About)


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15 sept. 2016

Poster des photos sur Facebook n’est pas sans danger !

Poster des photos de ses enfants sur Facebook n'est pas sans danger ! Il est important de protéger la vie privée des mineurs et leur image sur les réseaux sociaux.
Lire l'article

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681 000 immigrés en Auvergne-Rhône-Alpes dont une majorité provenant d'Europe - L'article du jour | Lyon Entreprises

Alors que la question de l'immigration est bien partie pour constituer un des thèmes majeurs de la prochaine présidentielle, il est bon de savoir de quoi l'on parle et de se baser sur des chiffres établis et non sur une réalité fantasmée.

 C'est la raison pour laquelle, la dernière livraison de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes se révèle intéressante. Elle permet d'appréhender la question de l'immigration dans sa réalité et sa complexité



http://www.lyon-entreprises.com/News/L-article-du-jour/681-000-immigres-en-Auvergne-Rhone-Alpes-dont-une-majorite-provenant-d-Europe,i76165.html?&#ancreTitre
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14 sept. 2016

La phrase du jour

Les prestidigitateurs ont un principe élémentaire qui consiste à attirer l'attention sur autre chose que ce qu'ils font. Une part de l'action symbolique de la télévision, au niveau des informations par exemple, consiste à attirer l'attention sur des faits qui sont de nature à intéresser tout le monde, dont on peut dire qu'ils sont omnibus - c'est-à-dire pour tout le monde. Les faits omnibus sont des faits qui, comme on dit, ne doivent choquer personne, qui sont sans enjeu, qui ne divisent pas, qui font le consensus, qui intéressent tout le monde mais sur un mode tel qu'ils ne touchent à rien d'important. (Pierre Bourdieu - 1930-2002 - Sur la télévision - 1996, page 16)


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NKM veut condamner la consultation sur Internet des « prédications subversives » - Politique - Numerama

Les effets d'une telle loi seraient redoutables pour toutes les religions, y compris le catholicisme :
lire l'article

Le propre de toute religion est de soutenir qu'il existe, sous une forme ou sous une autre, une force supérieure qui transcende la volonté humaine du moment et qui devrait guider celle-ci. Les « principes constitutionnels et fondamentaux de la République » ne sont que l'expression d'une certaine temporalité, auquel le spirituel est présumé supérieur par ceux qui croient en une divinité.

Souhaiter interdire toute religion qui prêche une idéologie « qui fait prévaloir l'interprétation d'un texte religieux sur les principes constitutionnels et fondamentaux de la République  », cela revient peu ou prou à interdire la religion elle-même.

13 sept. 2016

La phrase du jour

Au plus élevé trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul. (Michel de Montaigne 1533-1592)


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11 sept. 2016

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j'ai 50 ans, je suis marié, nous avons 4 enfants.