3 janv. 2014

Choisis ton camp...



Dans un document appelé «exhortation apostolique», qu’il a rendu public le 26 novembre à Rome sous le titre «La joie d’évangéliser»,  le pape François se livre à une féroce dénonciation du capitalisme et du libéralisme économique.

Preuve d’un changement de priorité dans l’Eglise, il ne consacre que quelques lignes au mariage homosexuel, alors qu’il trace, en quelques pages serrées et bien senties, un bilan implacable de la situation économique mondiale.
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Ce n’est pas la première fois qu’un pape interpelle ses contemporains et les responsables politiques sur les déséquilibres économiques et les disparités sociales, mais celui-ci, qui vient d’Amérique latine où cohabitent des situations d’extrême pauvreté et d’extrême richesse, a clairement choisi son camp.

Il donne un nouveau cap à ce que les historiens et théologiens appellent la «doctrine sociale» de l’Eglise. Celle-ci, traditionnellement caractérisée par la recherche d’une troisième voie entre capitalisme et socialisme, bascule, sous la plume du pape François, dans une dénonciation sans nuance d’un système «qui nie la primauté de l’être humain». Au point que Rue 89 et des sites américains le définissent déjà comme un «pape socialiste ».

Il commence par un constat général, avant de s’en prendre à la finance mondiale. L’économie libérale est «une économie de l’exclusion», «une économie qui tue», écrit-il. Prenant à témoin les médias, il se dit révolté par «le fait qu’une personne âgée réduite à vivre dans la rue meure de froid ne soit pas une nouvelle, alors que la baisse de deux points en Bourse en soit une. Voilà l’exclusion».

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