21 févr. 2014

Un pesticide dangereux rendu obligatoire par un Préfet !

URGENT : Un viticulteur risque fort d'être condamné pour avoir refusé
d'utiliser des pesticides dangereux «obligatoires» dans ses vignes.
Emmanuel GIBOULOT est engagé depuis 30 ans en faveur de l'agriculture
biologique. Pour entendre son témoignage bouleversant et pour plus
d'informations, consultez le site de l'IPSN, l'Institut pour la
Protection de la Santé Naturelle à l'adresse suivante :
http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php Sur Facebook, c'est la page
«Soutien à Emmanuel Giboulot» Il passera en correctionnelle le 24 février !

Si vous avez le temps, lisez ci-dessous le témoignage d'Emmanuel
GIBOULOT : «Je suis viticulteur bio, et je cultive en Côte d'Or depuis
plus de 30 ans, 10 hectares de vigne en culture biologique. Le 24
février 2014 je passe au tribunal correctionnel. La raison est que j'ai
refusé de déverser sur mes vignes un dangereux pesticide. J'encours
jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30.000 € d'amende. Personnellement,
je suis prêt à répondre de mon acte et à en assumer les conséquences.
Mais ce qui va se jouer lors de ce procès dépasse de très loin mon cas
personnel : à travers moi c'est toute l'agriculture respectueuse de
l'environnement qui est visée. Si je suis condamné, les agriculteurs bio
et non bio comprendront qu'ils devront obéir aux injonctions des
autorités, y compris si cela implique d'empoisonner leur propre terre et
de décimer plus encore les abeilles et autres insectes pollinisateurs.
Ce serait une catastrophe pour notre pays. Et le risque est très élevé
que je sois effectivement condamné, s'il n'y a aucune mobilisation
populaire en ma faveur. C'est pourquoi l'IPSN, Institut pour la
Protection de la Santé Naturelle, une association indépendante, est en
train de se mobiliser pour récolter un maximum de signatures de soutien.
Nous avons besoin d'au moins 100.000 signatures en moins de 10 jours, je
passe au tribunal le 24 février 2014. Mais c'est possible de les réunir
si vous m'aidez. Mais d'abord, permettez-moi de vous expliquer
exactement l'affaire. En juin dernier, le Préfet de Côte d'Or a pris un
arrêté radical : pour contrer un risque hypothétique de flavescence
dorée, une maladie de la vigne, il a décidé que tous les vignerons du
département devraient traiter leur vigne contre la cicadelle, l'insecte
qui répand la maladie. Le problème est que même l'insecticide le moins
polluant contre la cicadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire. Il
détruit toutes sortes d'insectes nécessaires à la régulation de la vigne
pour éviter les parasites. De mon côté cela fait plus de 30 ans que je
travaille à préserver les équilibres biologiques de ma vigne, avec
d'excellents résultats, et sans produits chimiques. J'ai donc décidé de
lutter contre la cicadelle en choisissant parmi les nombreux traitements
naturels bien connus des agriculteurs bios. J'ai été contrôlé le 30
juillet 2013. L'Inspecteur de la Direction Régionale de l'Agriculture a
voulu que je lui présente les factures de l'insecticide obligatoire. Je
lui ai déclaré que je n'avais pas traité la vigne. Il a donc décidé de
me signaler au Procureur. C'est comme ça que la machine judiciaire s'est
mise en route. J'ai été convoqué sans motif par le commissaire de Beaune
le 5 octobre 2013, à la veille des vendanges. Le 24 décembre 2013, la
convocation avec le Procureur est annulé au dernier moment. Au lieu de
classer l'affaire, il décide de me renvoyer devant le Tribunal
Correctionnel, avec un procès le 24 février 2014. Je serais donc jugé
aux côtés de délinquants sexuels et de cambrioleurs endurcis. Lorsque
l'affaire m'est tombée dessus, j'étais absolument effondré, et très
isolé. J'ai repris espoir lorsque j'ai vu naître un début de
mobilisation citoyenne. J'ai été soutenu par les associations
environnementales, par Sandrine BELIER et par l'IPSN, Institut pour la
Protection de la Santé Naturelle, qui a créé une page Facebook et alerté
ses réseaux. En quelques heures, plusieurs dizaines de milliers de
personnes sont venues me soutenir. Cette mobilisation a changé la donne.
Je me suis senti porté. Notre association professionnelle, qui était
restée prudente au départ, s'est depuis rangée de mon côté. Le rapport
de force est donc en train de changer en notre faveur. Mais vous pouvez
faire la différence en signant maintenant la déclaration de soutien de
l'IPSN, Institut pour la Protection de la Santé Naturelle, elle me
permettra de prouver au Tribunal que je suis soutenu par des dizaines ou
même des centaines de milliers de personnes ! L'enjeu est de montrer aux
autorités que les citoyens sont en faveur d'une agriculture responsable,
qui ne fonctionne pas en détruisant la nature autour d'elle, car
détruire les insectes, et en particulier les abeilles et les
pollinisateurs, c'est détruire des équilibres biologiques fragiles,
c'est donc détruire la nature, c'est détruire la vie, y compris celle de
l'Homme ! Contrairement à ce que laisse penser l'attitude des autorités,
il existe plusieurs moyens de protéger les vignes contre la cicadelle,
tout en respectant l'environnement : les vignes peuvent être protégées
avec des fougères et de l'argile calciné, des pièges à cicadelles
existent, et ils sont efficaces, la cicadelle est attirée par la couleur
orange, on peut également poser entre les vignes de la paille d'avoine,
dont la forte intensité lumineuse empêche l'insecte de se poser. Des
expériences ont montré que cette simple mesure est tout aussi efficace
que l'insecticide; mais surtout, surtout, c'est en préservant la
biodiversité qu'on lutte le mieux contre l'apparition de la maladie.
Pourquoi ne le dit-on pas aux agriculteurs et au public ? Pourquoi s'en
remettre uniquement à des insecticides qui continuent à détruire
l'équilibre de la faune ? Les solutions qui protègent l'environnement ne
devraient pas être combattues mais au contraire favorisées par les
autorités. Les agriculteurs qui les utilisent devraient être encouragés,
et non pas soumis à la terreur d'une répression judiciaire. Mais rien ne
changera si des centaines de milliers de citoyens ne s'expriment pas
clairement en ce sens. Oui, si vous signez la déclaration de soutien, et
si vous diffusez largement ce message, nous pouvons provoquer un
mouvement historique dans ce pays pour la liberté des agriculteurs et la
défense des méthodes respectueuses de l'environnement. Nous pouvons
aussi changer l'issue de ce procès et éviter qu'un dangereux précédent
n'instaure un climat de terreur pour les agriculteurs bio et non bio.
Car sans réaction massive de la population, je risque très probablement
d'être condamné pour l'exemple. A l'avenir, plus personne n'oserait
s'opposer aux décisions administratives, qui obligent tout le monde à
polluer la terre. Ne laissez pas se commettre une telle absurdité, avec
des conséquences aussi lourdes, et contraires à l'intérêt de tous.
Manifestons publiquement notre réprobation la plus totale contre les
réglementations qui marchent à l'envers et qui nuisent autant à
l'environnement qu'au bon sens. La pétition de l4IPSN est un moyen
concret d'empêcher que ne soit commise une grave injustice, doublée
d'une grave atteinte à notre planète. Un immense merci pour votre
soutien, avec toute ma reconnaissance. Emmanuel GIBOULOT »

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